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Les vins de Bourgogne

Directement de notre cave

Gontran et moi avons eu la chance de participer à « La Grande Dégustation des vins de Bourgogne » pour se faire le palais sur les plus grandes appellations bourguignonnes. Notre visite vous aura été des plus bénéfiques. Après une centaine de vins dégustés à la fin de cette prolifique journée (vous vous doutez que nos n’avalons pas tout !!), une dizaine se sont taillés une place sur notre enviée carte des vins.

Voici donc quelques-unes des pièces de collection de la Bourgone au Bonne Entente.

 

Suggestion du 6 juillet : le chablisien 1er cru Côte de Lechet du domaine Bernard Defaix, 2014
Hotel QuebecIl était une fois une mer, celle qui recouvrait la région de Chablis, il y a de cela quelques millions d’années. À la fin de la période jurassique, la mer a disparu. La période glaciaire qui a suivi a creusé des vallées dans les couches sédimentaires, formant le relief chablisien actuel. Caractérisé par des fossiles d’huîtres et de coquillages dans son sol, le chardonnay y prend une expression et une personnalité saline, sapide, iodée, minérale et complexe.

Nous avons opté pour un chablis de milieu de gamme. Marqué par un élevage très modéré, le premier cru Côte de Lechet du domaine de Bernard Defait est un millésime 2014… qui est anthologique ! Un chardonnay tendu, avec une minéralité intégrée. Donnez-lui un plateau de fruits de mer et vous toucherez une parcelle de paradis.

 

Suggestion du 13 juillet : le pinot noir d’André Goichot, Les Benoites, 2013

hotel quebecLaissons-nous maintenant tenter par un saut sur une terre consacrée à 98% pour la production de blanc. Chassagne-Montrachet est connu pour ses blancs opulents et texturés où la production de rouge y est anecdotique. Poussons l’expérience avec un Pinot noir 2013 cette fois, du vigneron André Goichot sur la parcelle Les Benoîtes. Une bouche tout en fruit, une acidité de grand vin blanc et une touche de minéralité rappelant la roche mouillée complète ce vin. Vous n’aurez pas à plonger la main très loin dans votre poche pour m’appeler à ouvrir cette belle bouteille à votre table, 120 $ suffiront.

 

Suggestions du 20 juillet : un Meursault 1er Cru 2010 de Jean-Marc Roulot, 2010 ou la 7e merveille du monde…

Hotel QuebecAppellation émérite de la côte de Beaune, on ne peut se lasser de sa puissance et de sa volupté. Un chardonnay musclé et tonifiant. Respecter le vigneron serait de mettre en carafe ce colosse un quart de journée avant la dégustation.

L’homme derrière le vigneron est en fait un artiste d’une véracité splendide. Le travail à la vigne se fait sans herbicide, pesticide ou désherbant chimique. Aucun tracteur sur la propriété, les raisins sont travaillés à la main, telle une œuvre d’art que l’on tarderait à afficher avant le moment de grâce. Perfection ? Ses vins le sont en quelque sorte. Subjectif ?  Non, porteur d’émotions comme peu de travailleurs de jus de raisins fermentés savent le faire. Il y a de l’espace pour une minute de silence à l’ouverture du précieux flacon. Nous en avons trois en notre possession…c’est un tour de force ! Je les caresse chaque jour en pensant à son dégorgement. Santé !

 

Suggestion du 27 juillet : Domaine Senard, Corton rouge (2005) ou Corton blanc (2012) ?

33 parcelles se méritent la mention Grand Cru en Bourgogne. À Senard, on travaille une parcelle en blanc et une en rouge. Nous avons fait l’impossible : vous procurer les deux.  Un panaché de Corton Grand Cru sur deux couleurs : une offre de haute couture !

Le blanc est riche d’un équilibre parfait. Son acidité vient propulser les saveurs beurrées, les notes de croissant chaud viennent confirmer la vinification sous-bois sans être trop. La persistance des saveurs et l’allonge de la finale dithyrambique suffisent à nous convaincre d’un grand moment de dégustation.

Hotel quebec

Le rouge est simplement la féminité même mise dans un flacon. Les tannins sont polis, suaves et fondus, et les courbes simplement emplies d’une sensualité remarquable. Onze ans d’évolution pour ce grand garçon qu’on se plait à boire maintenant, sans attendre. Typiques des grands pinots noirs bourguignons, ses touches de truffes noires, de sous-bois, de moka et de marc de café vous tiendront en haleine jusqu’à pleurer la dernière lampée. Dix-huit bouteilles pour la province ont été délivrées… et trois sont au Bonne Entente.

 

N’oubliez pas, la vie est trop courte pour boire du mauvais vin !

 

Alexandre Blais
Maître d’hôtel et « master sommelier »